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Débat La vie dans les immeubles, logements socials

Promis, vous allez améliorer la qualité de vie dans les immeubles de logements sociaux, et nous allons passer de la nuit à la lumière.

Votre volonté est si forte, que vous vous fondez, pour le faire, sur l’avis citoyen de 19 locataires de logements sociaux, sélectionnés par l’IFOP !

Sans rire ! Pour porter les attentes de 449 500 personnes dans, sans rire, 234 386 logements !

L’état du malade est partout préoccupant !

A l’explosion des demandes de logements (+13% par an), vous répondez par une politique de reconventionnement massif qui augmente les statistiques, mais ne se traduit pas, par des propositions concrètes de logements sociaux et n’améliore pas la qualité de vie.

Vous associez des préemptions souvent exorbitantes dans le privé qui assèchent les moyens qui pourraient être consacrés à la rénovation d’un parc vétuste, souvent hors norme, et qui dispose d’un gardiennage qui se réduit, au fil des ans, comme une peau de chagrin. On aurait aussi pu interroger plus grandement les gardiens, cela n’améliore guère la qualité de vie.

Votre politique d’éviction des classes moyennes, en fragilisant la mixité sociale, n’améliore pas beaucoup, elle aussi la qualité de vie des locataires.

En 2015, 70% des constructions neuves continuent d’être consacrées au très social.

L’avis citoyen, non cité dans votre communication, soi-disant sans tabou, est pourtant éloquent sur ce point. « Nous regrettons que la mixité sociale, au cœur de la philosophie même du logement social, demeure un idéal qui fonctionne mal à l’échelle parisienne comme dans le reste du pays, d’autant plus qu’il n’existe que peu de mobilité entre logements »

Quand on ajoute à tout ceci les révélations sur le train de vie de certains bailleurs et de leurs dirigeants, nous comprenons, et nous avons tous les ingrédients d’un raz le bol et d’une incompréhension générale des locataires.

Oui il y a des retards et il faut les combler.

Deux exemples concrets dans le Ve arrondissement, qui est censé ne pas être l’arrondissement le plus défavorisé : Rue Larrey, vous avez bien voulu M. BROSSAT, et je vous en remercie, venir sur place, pour voir concrètement ce dont je vous parlais.

Et vous avez pu constater qu’aucun des 211 logements sociaux n’était aux normes énergétiques, beaucoup des logements avaient des sanitaires qui ouvraient directement sur la cuisine, des chambres qui étaient dans un état d’insalubrité avéré.

Rue Geoffroy Saint Hilaire, 298 logements sociaux, les appartements attendent d’être mis aux normes, les rats courent dans les sous-sols et les parties communes où pendent d’innombrables fils. Les riverains se plaignent collectivement d’une malpropreté croissante et d’un climat d’insécurité lui aussi croissant, les gardiens étant très largement débordés. 

Alors oui on ne peut qu’améliorer les choses, mais s’il s’agit d’améliorer, j’espère que nous serons tous du même côté. La rénovation du comité inter-bailleur peut être une piste, Madame la Maire, mais avouez que son fonctionnement reste aujourd’hui bien opaque. Et vous qui aimez tant les locataires, que n’ouvrez-vous ce comité inter-bailleur largement aux locataires. Quand on aime, il faut des preuves d’amour disait Sartre. Il faut également ouvrir le comité inter-bailleur, comme gage de transparence, à l’opposition.

On ne pourra avancer en matière de déontologie et de transparence qu’en y associant la production de rapports qui font sens, en particulier comme je l’ai demandé au conseil d’administration de Paris Habitat, sur les rémunérations, avec la mise en place effective d’un comité des rémunérations, rapport également que je demande sur les vacances de logements par bailleur et par arrondissement. Ainsi que toutes les attributions au profit des élus et de l’administration parisienne dans son ensemble.

Enfin les résultats ne seront tangibles que si des moyens effectifs sont déployés pour la rénovation, moyens qui ne peuvent se substituer à des pseudos processus participatifs.



 
 
 

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